Visite à l’orphelinat de Dékanmè lors du voyage humanitaire

Lundi 23 novembre, tous les paysans s’activent sur le domaine dès l’aube, les coups de pioche résonnent sur les cailloux. Une nouvelle semaine commence lors de voyage humanitaire.

Cet après-midi, peu avant l’orage, nous nous sommes déplacés voir les bonnes sœurs de Dékanmè. La particularité de ces sœurs est qu’elles ont créé une ferme agricole bio où résident poules à pondre, poulets, lapins et chèvres. Le plus intéressant est la fabrication de leur fromage de chèvre. Nous avons donc commandé plusieurs fromages frais afin de les goûter et pourquoi pas les proposer dans le menu des futurs bénévoles.
A notre arrivée, la sœur Sabine nous ouvre les portes de son centre majestueux, arboré de plantes tropicales et d’arbres médicinaux.

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Surpris, nous pensions voir les étables avec les chèvres mais nous étions dans l’enceinte du centre d’accueil d’enfants atteints de maladie mentale ou motrice, dégénérative. Un moment gênant et émouvant, car au fil des présentations, Sœur Sabine nous expliquait la situation de ces enfants : abandonnés par leurs parents dans la brousse, handicapés et pour la plupart ne pouvant pas être autonome. Cela provoquait le ressentiment d’empathie envers le courage de ces Sœurs, entièrement dévouées avec leur amour. Ce centre se veut autosuffisant, je sentais la volonté des Sœurs à être gouvernées elles-mêmes par les saisons, par le lever et le coucher du soleil, par le jour et la nuit, d’être proche de la nature et au plus près de la vérité simple pour soigner ces enfants. Ces enfants étaient heureux et inquiets à la fois. Le ciel commençait à s’assombrir, une pluie battante nous immobilisa dans le bâtiment principal, l’orage gronda, nous étions soudainement plongé dans le noir. Les enfants malades criaient, riaient, courraient, certains même se déshabillaient. J’avais l’impression que l’orage les perturbait. Ces troubles du comportement ont sûrement un sens. Nous étions pris d’un ressentiment de mal aise, scène apocalyptique. Puis nous décidions de reprendre la route vers Azohouè Aliho, fromages et œufs à la main.

Poules

2 thoughts on “Visite à l’orphelinat de Dékanmè lors du voyage humanitaire”

  1. Jacquie Therrien dit :

    Je vous lis avec émotion. Avec quel organisme êtes-vous partis ?

  2. Marlene Huet dit :

    Merci à vous ! Je suis partie avec la Fondation Servir sous l’égide de la Fondation de France.


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