Ouidah, capitale culturelle du Bénin

Pendant plus de trois siècles, Ouidah a été la porte de non-retour des hommes envoyés en esclavage. La ville nous enseigne aujourd’hui cette part sombre de l’histoire. Mais Ouidah est également la capitale du culte vodoun, avec ses rites et traditions.

L’histoire et le culte se mélangent en tous points de la ville.

L’architecture des maisons rappelle l’époque colonialiste avec leur style afro-brésilien. Ce style qu’on découvre à la Fondation Zinsou, une belle maison restaurée dans laquelle sont exposées des œuvres de l’art moderne africain.

Dans un style européen, la basilique catholique de Ouidah donne sur la même place que le temple des pythons, haut lieu du culte vodoun. C’est ici que nous découvrons les origines du vaudou, les familles, les rites et offrandes, ainsi que les pythons, animaux sacrés de ce culte. Le fétichisme a même son commerce sur le marché de Ouidah où on peut trouver des étals de têtes d’animaux séchées.

Le Fort Portugais, le seul des cinq forts de la traite négrière resté debout, abrite aujourd’hui le musée d’histoire de Ouidah. On y apprend tout sur le commerce des esclaves, de la collaboration avec les rois africains, la sélection et le commerce des hommes, les conditions de détention, …

Dans ce fort, l’histoire de l’art divinatoire du « Fâ » nous est contée. Mais nous étudions également la passerelle culturelle entre l’Afrique et le Nouveau Monde. Les racines ne sont pas oubliées, elles existent en Amérique notamment avec le carnaval, la fête des jumeaux, le vaudou des Caraïbes. Même le « Black Friday », un évènement commercial désormais connu dans le monde entier, fait référence au « déstockage des hommes invendus » sur le marché des esclaves.

Enfin, nous parcourons la Route des esclaves, jalonnées de statues dédiées au culte vaudou, jusqu’à l’océan et la Porte de non-retour, édifiée en 1995 en mémoire des hommes et des femmes qui ne sont jamais revenus sur leur terre.

Ce circuit chargé d’histoire se termine par un moment de détente sur la Route des pêches, où on peut déguster des noix de coco sur la plage tout en regardant les pêcheurs tirer leurs filets hors de l’eau.

Visite proposée dans le « Voyage solidaire »

 


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