Première mission humanitaire au Bénin

Lundi 16 novembre 2015, date à laquelle ma vie va prendre un tournant. Je me suis trouvée comme un hasard dans ce qui va suivre, mais comme le dirait le créateur de l’ONG Shammesh, « Rien n’est dû au hasard ».

Je m’engage à faire une mission humanitaire au Bénin, en Afrique sub-saharienne. Je n’ai jamais cessé de penser à ces êtres nombreux et innocents qui n’ont pas accès aux connaissances et ne peuvent participer à l’histoire universelle.

Il est midi à Paris, mon père me dépose à l’aéroport Charles-de-gaulle. Bagages enregistrés, je m’apprête à quitter le monde moderne, celui de l’argent et du business, un pays libre, un pays où la culture est grande, la nourriture excelle, où l’accès aux informations est instantané, où les maladies ne sont que le fruit de la torture et la désacralisation de la Terre par les êtres humains, où ces derniers sont pervertis par la surconsommation de biens matériels, où l’argent ne manque pas. Je laisse derrière moi un territoire que tout le monde envie, la France, pour me diriger vers une terre inconnue, l’Afrique.

Marlene Huet
Avion Paris Cotonou

20h15, heure locale, j’atterris à Cotonou après 6h30 de voyage. Le bitume a emmagasiné la chaleur toute la journée durant, la nuit tombée elle se libère mais n’est pas oppressante. Le couple qui m’accueille durant ma mission et qui est en charge de l’ONG m’attend patiemment à l’entrée de l’aéroport. Après un premier contact par internet, je les rencontre enfin, mettre un nom sur un visage, Renaud, français résident au Bénin et sa femme Carole, béninoise. Je prends mes repères. Le contact se fait rapidement, l’enthousiasme en chacun est là. Nous avions encore une heure de voiture pour arriver à destination, dans la commune de Tori, à Azohouè Aliho, en pleine brousse, là où le principal de ma mission se concentrera – il y a quelques jours je n’arrivais ni à prononcer ni à écrire ce village, à l’heure où j’écris, ce nom me semble familier, je me sens à l’aise -. La nuit est déjà tombée depuis plusieurs heures. Une nuit courte nous attend mais la suite va être excitante. A l’aube d’un renouveau.


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