Mélanie : ma mission à l’orphelinat

J’ai tout d’abord découvert l’orphelinat où je retiendrai les meilleurs souvenirs de ce voyage avec des enfants très attachants et souriants qui m’ont beaucoup apporté.

Dès mon arrivée, ce fut plein d’émotion en voyant autant d’enfants tous réunis en train de chanter pour le départ d’un membre de l’orphelinat. Les enfants dansent et chantent très bien et sont très coordonnés.

J’ai ensuite tenu beaucoup de mains et fait beaucoup de câlins et c’était très beau de voir que de simples petites attentions les rendaient heureux. Ce sont des enfants très faciles qui s’adaptent à tout et sont ouverts à toutes les animations ou jeux que j’ai pu proposer.

Il y avait différents âges. J’ai ainsi pu lire de nombreuses histoires avec les petits, parfois ils m’apprenaient des mots en « fon » leur dialecte local et moi je leur apprenais en français. Ensuite dans la soirée, grâce au matériel de l’association Shammesh, nous pouvions diffuser aux enfants des films Disney.

Je m’attendais un peu à cet environnement pour l’orphelinat mais pas à ce qu’ils soient aussi nombreux… je ne m’étais pas imaginée autant d’enfants courant me faire des câlins en criant yovo (« le blanc » en fon) mais c’est tellement mignon.

J’ai également été surprise par le fait que ce soit les grandes filles de l’orphelinat qui s’occupent des nouveaux nés ou petits arrivants dans l’orphelinat. N’ayant pas le choix, elles sont très matures et même à 12 ans savent se comporter comme des mamans. La force de cet orphelinat se voit à travers la solidarité des enfants entre eux, ce qui est bien différent des enfants français.

Chaque « au revoir » à l’orphelinat fut très difficile et j’avais hâte de les revoir et discuter avec eux dans ce contexte de jeux, détente et amitié.

Le mercredi après-midi il n’y avait pas classe comme en France, c’était alors l’occasion de retourner à l’orphelinat.

Ce jour-là j’ai beaucoup discuté avec les « grands » de l’orphelinat notamment pendant que les petits regardaient un film. Je m’étais rendu compte que lors de ma première visite je m’étais beaucoup occupée des petits qui sont très attachants et ont besoin d’attention mais les plus grands sont également très heureux de discuter avec nous et nous faire découvrir leur quotidien. La France les intrigue beaucoup et ils étaient aussi heureux que moi de pouvoir comparer nos cultures. Nous parlions de tout comme le mariage, la religion, leur rêve, le métier qu’ils envisagent, la culture et les monuments des pays, les plats…

J’ai pu visiter leur dortoir et la boulangerie de l’orphelinat où ils m’ont offert des gâteaux. Les filles étaient trop heureuses de prendre des photos avec moi. Les enfants béninois sont touchants car ils ont beaucoup de rêves même si ça me faisait du mal de penser que leur métier de rêve était difficile à atteindre.

Il y a aussi eu des activités coloriages et dessins pour les petits qui leur ont beaucoup plu. Je me rappellerai toujours d’un enfant qui souhaiterait être dessinateur et qui était vraiment doué. Je suis repartie ce jour-là pleine de joie et de dessins sous les bras. J’ai également gardé le contact de certaines orphelines sur Messenger qui sont aujourd’hui devenues mes amies.

Le samedi, nous sommes allées à l’orphelinat où cet après-midi nous réalisions un projet toutes ensemble avec les autres bénévoles : nous avions pensé monter un spectacle à l’orphelinat avec les enfants. Ceux-ci ont été très impliqués et ravis de participer à une comédie musicale. Nous avions cherché une pièce sur internet et Philippine qui fait du théâtre s’occupait de distribuer les rôles et faire apprendre la pièce aux enfants, Marion s’occupait de la chorégraphie, Emilie la musicienne leur apprenait à faire de la flûte et moi j’étais la costumière. Je leur ai donc fait fabriquer des masques d’animaux correspondant aux personnages de la comédie. Je leur avais dessiné des modèles d’animaux et avais apporté le matériel nécessaire. J’ai ensuite ajusté chaque masque à chaque enfant une fois que ceux-ci étaient découpés et coloriés à la craie.

J’ai ensuite pu discuter avec les grands pendant que les plus petits regardaient une série que nous leurs avions apporté (les Bobodiouf). Les filles m’ont appris un jeu en sautant avec leurs jambes en avant qui ressemble au papier cailloux ciseaux de chez nous.

Les grandes m’ont même fait des petites tresses africaines.

Pour conclure, je garde de très bons souvenirs de ma découverte de l’Afrique et sa culture et je suis heureuse d’avoir donné un peu d’aide à cette population très agréable et accueillante.


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