Pandémie de coronavirus et alimentation des enfants de l’orphelinat

Même si peu de cas de coronavirus sont détectés en Afrique au regard des pays du Nord, la pandémie menace également ce continent. Aujourd’hui, six personnes sont infectées au Bénin et les autorités gouvernementales prennent déjà des mesures préventives.

Après avoir fermé les frontières il y a deux semaines, le pays met en place, dès le 30 Mars 2020, un cordon sanitaire autour des communes les plus exposées, notamment les villes du Sud du Bénin. Tel est le cas pour la commune de Tori-Bossito où se trouvent le Centre Shammesh et l’orphelinat Exodus House.

Le cordon sanitaire n’est pas un confinement comme en France, mais une interdiction d’entrée et de sortie de ces communes, une limitation des regroupements à 10 personnes, la fermeture des lieux de culte, de certains marchés, des bars, l’arrêt des transports en commun, le transport d’une seule personne en moto, …

Comment nourrir tous les enfants de l’orphelinat avec ces nouvelles contraintes ? C’est pourtant notre engagement vis-à-vis des parrains et des marraines qui nous soutiennent dans cette action. Alors, Carole de Shammesh a anticipé ! Mardi dernier, elle a passé les commandes de denrées auprès des bonnes dames du marché d’Allada, en quantité double par rapport à d’habitude. Dès le lendemain, elle a rencontré chacune des commerçantes et a récupéré cette nourriture pour les deux mois à venir.

A cause de la fermeture des frontières, le prix de certaines denrées (riz par exemple) s’envole et a déjà augmenté de plus de 10%. En tant que fidèle cliente, Carole a su néanmoins négocier les prix et avec son budget de 1.740.000 Francs CFA (2650 euros), elle a acheté les denrées nécessaires pour deux mois.

Le taxi de brousse a chargé une montagne de sacs sur le toit et a dû faire deux allers-retours pour livrer les denrées jusqu’à l’orphelinat Exodus House.

En complément, Shammesh a remis à l’orphelinat un stock de médicaments préventifs : 30 boites de traitement contre le paludisme, 125 traitements de vermifuge, 1000 comprimés de Paracétamol.

Les agents de la mairie sont venus sur le marché afin de sensibiliser les bonnes dames et signifier la fermeture du marché. Mais comment ce peuple béninois va-t-il vivre sans le marché ? C’est le principal lieu de vie, de commerce, de rencontre, …

Renaud et Carole nous tiendront informés. Mais ils ont d’ores et déjà accompli leur mission en assurant l’alimentation des enfants  pour les deux mois à venir ! Merci à eux !


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